AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 ▄ leave whent it's over.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Smell

► Messages : 6

MessageSujet: ▄ leave whent it's over.   Dim 8 Juil - 23:25

leave when it's over, you make this place all new. cry on this shoulder but don't turn away

    La porte s'ouvre à la volée, tapant contre le mur et est refermée d'un claquement encore plus violent. Tu balances tes chaussures sur le sol, grognant en te débattant avec tes lacets quelques secondes. Tu grognes. Tu soupires. Et tu te mets à tourner en rond comme un animal en cage. Tu enrages. Ô oui tellement. Tu jures, tu t'énerves, tu pestes et marmonnes, tu jures comme une enragée. Comme une folle. Dans un accès de colère, tu jettes la première chose que tu attrapes sur le sol. Une tasse. Peu importe.
    L'enfoiré. Le beau salaud. Le beau connard. Ah tu aimerais le tuer. Ah ça tu l'aimerais tellement ! L'embrocher, lui couper la tête, le jeter par la fenêtre. Avec son sourire goguenard, ses répliques cinglantes et moqueuses, son air hautain et railleur. Tu le détestes. Tu le hais. Il te rend folle ! Complètement folle. Tu es bonne à interner. A force de le voir.
    Tu es presque sûre qu'il t'a vu. Non, tu en es certaine. Il est trop sournois, trop mesquin pour ne pas t'avoir vu, pour ne pas en avoir profité. Il sait que tu l'as vu. Chuchoter des mots doux à cette midinette, caresser ses cheveux blonds, ils étaient si proches qu'on aurait dit un couple. Leurs lèvres étaient sur le point de se frôler. Tu ne sais pas ce qu'il lui proposait. Peut-être un tour sous ses couettes. Encore une. Il y avait tellement de filles qui y passaient. Des blondes, des brunes, des grandes, des petites, des belles surtout. Parce qu'il aimait les jolies filles. Celles qui sont sveltes et qui font rêver avec leurs lèvres en silicones et leur visage de poupée de cire. Celles qui sont féminines, celles qui ne l'insultent pas de tous les noms à toutes les heures de la journée. Et puis, il les jette toutes. Comme des jouets usagés. Des coups d'un soir.
    Et tu le hais encore plus. Mais celle que tu hais le plus, c'est pas cette minette fade et insipide, c'est toi. Parce que tu es jalouse de comment il les touche, jalouse de comment il les regarde, jalouse à en crever. Tu vomis de la jalousie par litres. Et pourtant c'est toi qui l'a rejeté quand il t'a embrassé. Toi qui ne le laisse pas t'approcher sans le frapper de toutes tes forces. Tu devrais le haïr, pas l'aimer. Parce qu'il est insupportable, parce que c'est le roi des cons. Le plus grand emmerdeur de toute l'histoire de l'humanité. Il est invivable. Horripilant. Détestable. Il mériterait juste de finir pendu, pendu haut et court. Et pourtant, malgré tout ça, tu ne peux pas t'empêcher d'être jalouse dés qu'il approche d'une autre fille.
    Et alors, tu maugrées, tu hurles, tu cries de colère. Tu piétines sur place, tu deviens rouge de colère. Comme maintenant. Et t'es loin d'être discrète. Même un éléphant ivre passerait plus inaperçu. Tu commences à les insulter. Tous les deux. Elle, cette bimbo plastique refaite de partout. Tu la traites de fille facile, de traînée, de fille volage. Et lui de connard, d'enfoiré, de saligot. Et tu aimerais te convaincre que ce n'est que pour son corps, que pour se la taper et on tourne la page. Mais, au fond, tu n'es jamais certaine. Tu as toujours peur que ce ne soit pas un simple coup du soir comme un autre.
    Au fond, Dylan, t'as juste peur. T'es juste une trouillarde qui a peur et qui connaît que ça : taper, taper, taper encore. Tu trembles de peur. T'es submergée, envahie par ta peur. Alors tu prends tes jambes à ton cou et tu t'enfuies. Comme ta mère. Mais tu la hais hein? De t'avoir abandonné. De vous avoir abandonné. T'en as des noms pour elle. Des noms d'oiseaux. Mais t'es pareille. Parce que sinon, tu ne serais pas en train de devenir folle à cause de lui. Peut-être même que tu lui aurais dit oui.
    Et tu te dis que tu divagues, que tu deviens vraiment folle. Et t'es mal barrée si tu deviens vraiment folle. Autant se jeter de la fenêtre. Là, tout de suite. Non. Réfléchis calmement Dyl. Il faut que tu l'oublies. Il faudrait que tu te trouves un copain gentil, un homme bien comme on dit. Un homme qui saura te calmer, te dire que tu es jolie, te prendre dans ses bras. Un homme qui t'apportera le calme et la tranquillité, qui te poussera à faire des choses au lieu de te rendre complètement dingue.
    La porte s'ouvre. Que c'est ennuyeux une vie bien tranquille, hein Dylan ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

▄ leave whent it's over.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
♕ Pension Ziegler-Johnson :: INSIDE THE MANSION :: Last floor. :: Chambres :: Chambre de Dylan J.B. Murphy-